Peyre Rose

Peyre rose 2

 

Tout est parti de rien comme par magie...

Le Domaine Peyre Rose est situé à proximité du village de Saint Pargoire dans le Nord de l’Hérault. Peyre Rose signifiant " Peyre ", pour le nom du lieu-dit, les Peyras, " Rose " pour la couleur des pierres au couchant. C’est aussi le prénom de la grand-mère de Marlène Soria et sa couleur préférée, qu’elle décline jusque sur les étiquettes de ses bouteilles.

Tout commence un soir de 1973, où Marlène est tombée sous le charme du lieu. " Avec mon mari, nous cherchions une maison pour les week-ends et les vacances. Nous avons eu le coup de foudre. C’est un endroit merveilleux, entre pinède et rocaille, avec une vue sur le bassin de Thau depuis les terres les plus basses. " . Bien qu’issue d’une famille de vignerons de la région, Marlène Soria n’avait pas prévu de se lancer dans le vin. Sa carrière, elle l’a commencée dans l’immobilier. " La région était en plein essor et j’aimais bien mon métier. Mais il y a eu la crise. Fini l’immobilier, je suis venue ici, sans trop savoir ce que j’allais faire. Avec l’aide de mon mari, j’ai défriché les terres, gagné du terrain sur la garrigue. Je me souviens de grands moments de découragement, où il fallait tirer des chariots de cailloux. Je suis tombée souvent, j’ai pleuré, mais le lendemain, je repartais. Dans ces moment-là, je rêvais de talons aiguilles et de Champs-Élysées ! Mais quand on commence, on ne renonce pas. J’ai planté, planté encore... dix-sept hectares. Pendant six ans, j’ai travaillé d’arrache-pied. Je n’avais pas réalisé ce que cela représentait. Il y avait évidemment une part d’inconscience. Nous  n’avions pas d’eau, pas d’électricité, pas de cave. Nous nous éclairions à la bougie. Le téléphone était notre seul lien avec l’extérieur. ". Malgré les difficultés, Marlène rentre sa première récolte en 1988. Premier acte d’indépendance, elle refuse de s’enfermer dans un système de coopérative, où on lui demande de s’engager pour vingt-cinq ans, organise sa cave avec les moyens du bord et investit dans un forage de 10 mètres de profondeur pour aller chercher l’eau " Mon mari était affolé. Nous n’avions pas beaucoup de moyens... ". Signe du destin, c’est aussi à l’issue de cette première vendange qu’elle s’envole pour Tahiti chercher un enfant qui deviendra son fils. Après la première vendange, il a fallu passer à la commercialisation. " Je n’y connaissais rien. C’était une époque difficile. Il n’y avait plus de rentrées d’argent. Les vins du Languedoc n’avaient alors pas bonne réputation. Mais la chance a été au rendez-vous. Mon vin a été goûté par l’américain Robert Parker, le pape des dégustateurs, connu dans le monde entier et capable de faire la réputation d’un vin. Cette rencontre a été déterminante. Il y en aura d’autres. En 1994, j’ai reçu le prix d’Homme de l’année par La Revue du Vin de France. " . Marlène Soria est adoubée par ses confrères, un symbole dans ce secteur encore presque exclusivement masculin. " Les américains venaient de découvrir le marché languedocien, ils ont commencé à beaucoup acheter. L’appellation devenait à la mode. C’était en 1996. Les guides comme le Gault & Millau nous ont mis en avant, les grands chefs nous ont référencés. Je me souviens de l’étonnement de mon fils quand il voyait arriver ici Michel Troisgros ou Gérard Depardieu qui venait en voisin (l’acteur possède des vignes dans le secteur d’Aniane) et lui tirait l’oreille s’il n’avait pas bien travaillé ! " . raconte-t-elle sans forfanterie. Le succès est là, mais les ennuis aussi. Le revêtement de sa toute nouvelle cuverie, dans laquelle elle a beaucoup investi, est victime d’une pollution. Soucieuse de commercialiser des vins à la qualité irréprochable, elle renonce à trois millésimes. Trois années de travail réduites à néant, Marlène se bat depuis dix ans pour que ce préjudice soit enfin reconnu comme tel. Mais sa détermination et son opiniâtreté lui permettent de poursuivre l’aventure. Ses quatre crus Clos des Cistes (le plus ferme dans sa jeunesse mais aussi le plus complexe), Syrah Léone (superbement soyeux, aux capacité aromatiques intenses), Marlène N°3 (toujours parfumé, toujours le plus précoce) et Oro (son vin couleur d’or, baptisé d’après un dieu polynésien en hommage à son fils) sont désormais vendus dans le monde entier, en Europe, aux États-Unis, en Corée, au Japon. L’arrivée d’un nouveau millésime est toujours attendue avec impatience par les inconditionnels et crée l’événement.

Passionnée de nature, écologique dans l’âme, Marlène Soria cultive et élabore des vins en culture biologique (certifié Bio par Qualité-France). Plus qu’une démarche, c’est une philosophie à laquelle elle adhère depuis l’origine. Elle n’a d’ailleurs pas toujours été bien comprise. Son amour et son profond respect pour la nature l’ont même amenée à acheter des terres jouxtant son vignoble pour préserver l’écosystème du plateau. Quant à l’approvisionnement en énergie, il est assuré par un groupe électrogène et des panneaux photovoltaïques... le problème de l’isolement est réglé ! Cette femme a construit son domaine à la force de ses poignets dans un monde d’hommes. A l’époque, c’était un cas isolé. " Pourtant, dit-elle, je ne me suis jamais sentie à part, mais leur égale. Je n’ai jamais souffert d’être une femme. ". Et quand on lui demande si elle adhère aux réseaux de femmes vigneronnes qui existent désormais, elle répond : " Je ne vois pas la nécessité de m’enfermer dans un club où, de surcroît, je me sentirais mal à l’aise. " . Marlène est une grande dame, une femme d’exception qui a osé aller au bout d’elle-même. La vie n’a pas toujours été rose pour celle qui a fait de cette couleur l’emblème de son domaine. Mais elle est heureuse d’avoir réussi " ça ". Désormais, elle poursuit l’aventure avec son fils, qui va prendre la relève.

Aujourd’hui, le domaine possède 23 hectares en rouge et 2,5 hectares en blanc. Marlène Soria, celle que l'on surnomme " la diva de la Syrah " livrent chaque année une petite production de vins avec une densité hors norme, très recherchée des amateurs et salués unanimement par la presse spécialisée.

 

  • Peyre Rose - Syrah Léone 2007

    Languedoc - Vin Rouge - 75 cl - Intense et complexe, sur des arômes de fruits noirs cuits (cerise noire, pruneau, figue), d'olive noire, d’épices (poivre, réglisse), de garrigue (thym, laurier), de truffe, de cuir, empyreumatiques (café, cacao, tabac) et de zeste d'orange...

    69,00€ TTC

  • Peyre Rose - Oro 2002

    Languedoc - Vin Blanc - 75 cl - Un blanc Hors Norme ! Expressif et complexe, sur des arômes de fruits mûrs (pomme cuite, abricot confit), d'agrumes (cédrat confit, orange confite), de fruits secs (noix, noisette), d'épices (curry), empyreumatiques (fumée), balsamiques (miel, cire blanche, résine de pin) et des notes florales (gentiane)...

    69,00€ TTC

  • Peyre Rose - Clos des Cistes 2007

    Languedoc - Vin Rouge - 75 cl - Bouche volumineuse, veloutée et précise, une matière charnelle sur les fruits cuits, les épices, le cuir et des notes fumées, une belle acidité apportant beaucoup de fraîcheur, des tanins fins et soyeux, une finale persistante et sensuelle.

    69,00€ TTC

  • Peyre Rose - Marlène N° 3 2007

    Languedoc - Vin Rouge - 75 cl - Bouche ample, profonde et suave, une matière voluptueuse sur les fruits cuits, la réglisse et le laurier, une belle acidité apportant beaucoup de fraîcheur, des tanins fins, une finale persistante et charmeuse.

    69,00€ TTC