Bio

L’Agriculture Biologique

Le logo Bio désigne un vin dont la culture mais aussi la vinification sont élaborées selon les règles de l’agriculture biologique. Ces normes ont été établies au niveau européen et leur application fait l’objet de contrôles tous les ans par des organismes certificateurs (Agrocert, Bureau Alpes Contrôles, Bureau Veritas Certification France, Certipaq Bio SAS, Certis, Certisud, Ecocert, Qualisud et Biotek Agriculture) agréé par l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO). Les bouteilles portent le logo Bio européen, ainsi que parfois le logo AB français. Il arrive aussi que des vignerons travaillent dans une démarche d'agriculture biologique non revendiquée pour échapper aux dogmes, ils n’ont alors droit à aucun label.

La conversion à la viticulture biologique (36 mois) correspond à la phase de transition vers la certification en Agriculture Biologique. Dès le début de cette phase, les pratiques du vigneron doivent être rigoureusement conformes à la réglementation européenne de l’agriculture biologique. Cette période de conversion permet d’enclencher les changements des cycles de vie des plantes et des organismes qui vivent sur et dans le sol. La conversion sert aussi à épurer les sols d’éventuels anciens résidus chimiques. Durant la conversion, le vigneron ne peut pas commercialiser ses vins sous la mention "  Vin Biologique ". Néanmoins, dès la deuxième année de conversion, il pourra communiquer sur sa démarche de conversion vers l'agriculture biologique.

Les vignerons n’ont pas le droit d’utiliser des produits de la chimie de synthèse, recourant ainsi à des traitements naturels ou prévenir les maladies par un meilleur entretien du vignoble. Depuis 2012, la règlementation européenne en matière d’agriculture biologique, qui portait uniquement sur les techniques viticoles, inclus la vinification biologique, autorisant moins d’additifs que dans les vins conventionnels avec des doses maximales beaucoup plus faibles et aucun OGM (Organismes Génétiquement Modifiés). Aucun pesticide ; c’est sa faune qui permet au sol d’évoluer, de se transformer, de se régénérer. Tout pesticide est donc proscrit pour sauvegarder sa biodiversité. On utilise le soufre et le cuivre pour lutter contre les maladies (mildiou, l’oïdium...), les algues marines cicatrisent les plaies de pourriture. Il existe aussi des techniques modernes de lutte biologique comme la confusion sexuelle, qui permet de combattre les vers de la grappe. Aucun engrais chimique de synthèse ; la viticulture biologique ne cherche pas à nourrir directement la plante autrement que par de la matière organique, souvent sous forme de composte ou d’engrais verts. Le but est d’entretenir la fertilité du sol en maintenant son activité biologique. Pas de désherbant ; on enlève l’herbe par des labours ou on pratique l’enherbement, en tondant cette herbe quand nécessaire.